Vous rêvez de contempler des macareux sur des falaises battues par le vent ? Cap sur les Orcades, un archipel où le chant des oiseaux se mêle aux pierres millénaires. En quelques pas vous passerez d’un cercle mégalithique classé par l’Unesco à des panoramas marins peuplés d’oiseaux rares.
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Pourquoi les Orcades sont idéales pour observer des macareux
Les îles offrent des falaises abruptes et des réserves protégées. Ces lieux créent un habitat sûr pour les oiseaux marins. Marwick Head, par exemple, abrite des colonies de macareux attirés par les anfractuosités rocheuses et la nourriture abondante en mer.
La conservation y est active. La RSPB gère des réserves autour du cercle de Brodgar et des associations locales surveillent les sites de nidification. Les engagements récents ont permis le retour de plusieurs espèces nicheuses.
Les 5 oiseaux à ne pas manquer
- Macareux : noir et blanc, bec multicolore, pattes orange. On les observe souvent sur les falaises de Marwick Head au printemps et en été.
- Sternes naines : population la plus septentrionale ici. Petites, bec jaune à pointe noire, remarquables par leurs plongeons rapides.
- Courlis : grand échassier au long bec courbé. Leur chant configure la bande-son des landes et des zones humides.
- Pingouins tordas : souvent visibles dans les anfractuosités rocheuses. Plumage noir et blanc et bec trapu marquent leur silhouette.
- Huîtriers : cris secs et démarche trapue. Ils fouillent les plages et prés salés à la recherche de mollusques.
Conservation sur place : ce qui se fait pour protéger la faune
La protection ici est concrète et parfois inventive. Le Projet de protection de la faune indigène des Orcades (ONWP) a déployé des solutions pour freiner les prédateurs introduits. Le résultat influence directement vos observations.
Les pièges anti-hermine
Depuis l’arrivée des hermines en 2010, près de 9 000 pièges ont été installés sur plusieurs îles pour protéger les oiseaux nichant au sol. Ces efforts visent à limiter les pertes chez des espèces vulnérables comme le busard Saint-Martin et le hibou des marais.
La mobilisation locale
Les habitants s’impliquent. Des dresseurs de chiens, des bénévoles, voire des écoliers surveillent les plages de nidification. À South Ronaldsay, des enfants ont patrouillé les sites et nettoyé le sable pour favoriser la reproduction des sternes.
Où se rendre pour maximiser vos chances
Planifiez quelques arrêts clés. Marwick Head et les falaises du Brough of Deerness offrent d’excellentes vues sur les colonies. Mull Head séduit par ses falaises et ses landes. Le cercle de Brodgar, bien que célèbre pour ses pierres, est entouré de réserves propices à l’observation des échassiers.
Ne manquez pas Cottasgarth pour les rapaces comme le faucon crécerelle et le merlin. Les lochs de Stenness et de Harray, quant à eux, ajoutent une ambiance d’eau d’acier et un contraste saisissant avec la lande.
Conseils pratiques pour votre sortie
- Meilleure période : de mai à juillet pour la nidification et l’activité maximale des oiseaux.
- Équipement : jumelles, veste imperméable, chaussures de randonnée, et appareil photo si vous le souhaitez.
- Respect : éloignez-vous des nids, suivez les indications des réserves et tenez les chiens en laisse près des sites de reproduction.
- Sécurité : gardez une distance des falaises ; elles sont glissantes et exposées aux vents.
Informations pratiques et excursions
Plusieurs opérateurs proposent des sorties guidées. Wild Orkney Walks propose des excursions à partir de 30 livres sterling (environ 35 euros). L’Orkney Ranger Service offre des visites gratuites du cercle de Brodgar entre 13h et 14h. Pour des circuits personnalisés, renseignez-vous auprès d’Orkney Uncovered.
Prévoyez de réserver à l’avance en haute saison. Certaines excursions incluent des guides naturalistes qui expliquent la biologie des espèces et les mesures de conservation.
Les Orcades offrent plus qu’un simple spectacle d’oiseaux. C’est une immersion dans un paysage où l’histoire humaine et la nature se répondent. Vous repartirez peut-être avec des photos de macareux, mais surtout avec le souvenir d’un lieu où le chant des oiseaux s’inscrit dans la pierre et le vent.


